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De l'annonce à la note : comment nous classons les chauffages d'appoint

Classer des appareils que personne n'a fait tourner oblige à montrer ses pièces. Ici, nul n'a allumé ces chauffages, mesuré leur chaleur ou leur bruit, ni relevé leur consommation. La rédaction a les annonces relevées, comptées par mots sur tout le rayon et lues de près pour les modèles classés, quelques pages de fabricants, des consignes officielles et une calculette. Cette page dit ce qu'elle en fait, dans quel ordre, et à quel endroit la méthode cesse de savoir.

Trois sortes de sources, dans cet ordre

Les consignes officielles passent d'abord : les pages de santé publique sur le monoxyde de carbone, celles de l'agence de la transition écologique sur le chauffage, les conseils d'une association de consommateurs sur l'usage des radiateurs soufflants. Une page n'est citée que si elle a été ouverte, et elle l'est telle qu'elle est écrite, avec son organisme et sa date. Quand deux organismes donnent des chiffres différents, la page le dit au lieu de choisir.

Les pages et notices des fabricants viennent ensuite, quand il en existe : elles donnent la puissance, les réglages ou la sécurité que l'annonce omet. Quand une notice et l'annonce se contredisent, la page le signale.

L'annonce du vendeur vient en dernier. Elle est lue en entier, titre, puces et description, mais ce qu'elle promet reste une promesse : chaque affirmation est rapportée avec le verbe « annoncer » ou « écrire », jamais comme un fait établi.

Le tri du rayon, avant toute note

Les annonces ont été relevées sur Amazon.fr le 5 novembre 2026. Sous le mot « chauffage » se vendent aussi des accessoires, comme des tuyaux, des détendeurs, des housses ou des thermostats seuls, et des produits d'une autre famille, comme des chauffe-eau, des climatiseurs, des lampes, des parasols ou des braseros. Un titre qui commence par l'un de ces noms n'est pas un chauffage d'appoint et ne reçoit aucune note.

Les coloris et les versions d'une même annonce sont regroupés pour compter chaque modèle une fois. Les décomptes du rayon se font par recherche de mots dans le titre et les puces : ils peuvent se tromper, et les appareils dont une page parle sont relus en entier avant d'être cités. Les chiffres de la page état du marché font foi s'ils diffèrent d'ailleurs.

Ce que l'annonce écrit sur l'énergieCe que cela change dans le classement
ÉlectriqueL'appareil est comparé aux autres électriques : puissance, sécurité, bruit, surface, et coût d'une heure calculé
Gaz, bouteille de butane ou de propaneIl est comparé à part, avec ce que l'annonce écrit sur le détecteur d'oxygène, la bouteille et le détendeur, et sans coût d'une heure
Pétrole ou combustible liquideIl est traité à part, sur les mêmes réserves que le gaz
Énergie floueL'appareil garde sa place, avec la mention « non écrit » et la question à poser au vendeur

L'énergie se lit dans le titre et les puces de l'annonce.

Les cinq critères de la note

Cinq notes sur 10, dans l'ordre où elles comptent pour un appareil qui chauffe sans surveillance constante.

Chaque chauffage reçoit cinq notes sur 10, dans cet ordre, puis une note générale. Elles ne se lisent que pour comparer des appareils entre eux : aucune ne mesure un confort réel.

Une note basse ne dit pas qu'un appareil est mauvais. Elle dit que l'annonce laisse un blanc sur ce point, et que ce blanc coûte une question à poser au vendeur.

  • Puissance et réglage écrits : la puissance en watts quand l'annonce l'écrit, les niveaux de puissance, le thermostat et la minuterie. Sans puissance, aucun coût ne se calcule.
  • Sécurité écrite : la protection contre la surchauffe, l'arrêt en cas de chute, et pour le gaz le détecteur d'oxygène et la sécurité de flamme. Ce critère pèse autant que le premier, car un appareil qui chauffe se juge d'abord sur ce qu'il fait quand on l'oublie.
  • Bruit et confort : le niveau sonore en décibels quand il est écrit, et à quel réglage, la façon de diffuser la chaleur, la télécommande ou l'application.
  • Surface et usage : la surface que l'annonce dit chauffer, les endroits qu'elle cite, l'indice de protection IP, et la durée d'usage pour laquelle l'appareil est présenté.
  • Informations et vendeur : la marque, le vendeur, la garantie, le délai, et la cohérence entre le titre et les puces.

Le calcul du coût, montré

Une puissance en watts, multipliée par une durée en heures et divisée par 1 000, donne une énergie en kilowattheures : un appareil de 1 000 W qui chauffe pendant une heure consomme 1 kWh. Cette énergie, multipliée par le tarif du kilowattheure, donne un coût. À puissance égale, tous les chauffages électriques coûtent donc le même prix à l'heure : la différence vient de la durée et du thermostat.

Le tarif retenu est celui de l'option Base du tarif réglementé, toutes taxes comprises, tel que le rapporte le comparateur Selectra. La Commission de régulation de l'énergie publie de son côté le prix hors taxes, qui n'est pas comparable. Le tarif change : la calculette de l'accueil et la page état du marché l'affichent avec sa date.

Le résultat vaut pour un appareil qui chauffe en continu à sa puissance maximale. Un thermostat coupe la chauffe une fois la température atteinte, et la consommation réelle est en général plus basse : le calcul donne un plafond, jamais une mesure.

Pourquoi le gaz n'a pas de coût d'une heure

Le coût d'une heure d'un chauffage au gaz dépend du prix de la recharge de bouteille, de l'énergie qu'elle contient et de ce que l'appareil brûle à chaque réglage. Les annonces écrivent parfois une consommation en grammes par heure, rarement les trois à la fois. Sans les trois, la rédaction ne calcule rien et le dit.

Pour le gaz, la question n'est de toute façon pas d'abord le prix : c'est l'air de la pièce. Les consignes officielles demandent de ne jamais utiliser en continu un chauffage d'appoint mobile, de ne pas le faire fonctionner plus de deux heures de suite et d'aérer chaque jour. L'agence de la transition écologique préfère un électrique rayonnant ou à bain d'huile à un appareil à combustible, qu'elle juge « plus dangereux (émissions de monoxyde de carbone, risque d'incendie) ». Le site rapporte ces consignes, et ne classe aucun appareil à combustion pour une chambre, une salle de bain ou la nuit.

Ce que cette méthode ne sait pas faire

Elle ne dit pas si un appareil chauffe vite, tient sa température, fait du bruit ou tombe en panne. Elle ne dit pas non plus si une protection écrite fonctionne : seule la notice et le marquage du produit font foi. Un blanc dans une annonce n'est pas une preuve contre l'appareil.

Les surfaces annoncées dépendent de la hauteur du plafond, de l'isolation et de la température cherchée, que l'annonce ne précise pas. Elles servent à comparer ce que chacun annonce, pas à promettre un résultat. Les prix, enfin, bougent vite : seul le montant du marchand au moment de payer fait foi.

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